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Récemment invité dans la production d’ordinateurs pour concurrencer Apple, Microsoft a lancé les Surface et Surface Studio aux larges écrans tactiles, suivis des PC ultraportables haut de gamme Surface Pro et Laptop face aux MacBook/Pro.

Présentation de la Surface Go : design et construction

En 2018, le fabricant américain a poursuivi son offensive avec la Surface Go, un format ultra-nomade 10 pouces, légèrement plus orienté tablette que PC 2 en 1, aux performances moindres. Mais elle est à un prix bien plus attractif : entre 579 et 729 € en ajoutant le clavier uniquement proposé en option à 130 €. Ce dernier possède par ailleurs un rétroéclairage, des coloris au choix flatteurs, et une finition Alcantara au toucher agréable, mais peu durable dans le temps.

Résolument orienté tablette

La Surface Go dispose d’un écran tactile d’une diagonale de 10 pouces (25 cm) dont la dalle est logiquement brillante (attention donc à l’utilisation en extérieur et aux reflets), et surtout robuste grâce à son verre « Corning Gorilla » résistant à un usage nomade. Sa résolution atteint presque le standard Full HD puisqu’elle est de 1 800 par 1200 pixels, soit une bonne densité de 217 PPI limitant la fatigue visuelle. Mais on notera un design peu moderne avec ses bords très larges quand la tendance est à la finesse. Gérant jusqu’à une utilisation à 5 doigts, l’écran n’est malheureusement pas compatible avec un stylet contrairement aux modèles Surface Pro.

La performance n’est pas son crédo

Microsoft a opté pour un processeur Intel Pentium Gold 4415Y Dual Core à faible fréquence (1,6 Ghz), et surtout une petite mémoire cache (2 Mo L3) dont la vitesse est équivalente à un Core i3 de 2013. Il ne faudra ainsi pas lui en demander trop question rapidité, d’autant que le stockage de base est de type eMMC et de capacité de 64 Go, ce qui peut s’avérer très insuffisant pour stocker ses données. Le modle optionnel à SSD de 128 Go sera recommandé, et bien plus performant. Il faudra également prendre en compte l’absence de port USB « normal » pour brancher clé USB ou disque externe (un port microSD est toutefois possible), à moins d’avoir un adaptateur ou un périphérique récent. La mémoire vive de 4 Go est honnête si vous restez en bureautique, mais les 8 Go de RAM vous seront nécessaires pour du multitâche ou si vous avez pour habitude de garder des dizaines d’onglets dans votre navigateur Web.

Une autonomie confortable

Les composants peu véloces décrits plus haut ont l’avantage d’être très basse consommation, autorisant ainsi 9 heures d’utilisation avec une charge complète, mais comptez plutôt 6h en pratique, assez pour une journée entière. Petit bémol, la recharge n’est pas effectuée par le nouveau standard USB-C, mais un port spécifique Surface Connector ».

N’a pas l’ambition d’être un studio de musique

Trop compacte pour intégrer des haut-parleurs de grande puissance, la Surface Go ne procure pas une belle qualité audio, mais la disposition en façade permet un rendu acceptable n’atténuant pas trop les basses. Il faudra se limiter à la prise casque pour profiter de ses films, séries ou musiques, la carte son assurant un équilibre satisfaisant entre aigus et basses.

Conclusion

L’atout phare de la Surface Go est indéniablement son nomadisme. Avec seulement 522 grammes sur la balance, ce PC 2 en 1 affiche ainsi un poids digne d’une tablette, mais il faudra lui ajouter les 243 grammes du clavier, soit 0,76 kg au total. Elle se glissera avec aisance dans vos sacoches ou dans le creux de la main en transport, car elle mesure seulement 25 cm de long pour 8 mm d’épaisseur (1,2 cm avec clavier).

La note Clubic
Les plus
  • Compact
  • Respire la solidité
  • Economiquement plus accessible que ses aînés
Les moins
  • Peu de connectiques
  • Chargeur propriétaire
  • Le processeur manque de puissance
Nathan De Langhe
Publié le 12 oct. 2018